Publications > Logiguide CGL > Les pays émergents dans le monde du « Low Cost Country Sourcing » (Volume 10 / Numéro 8)

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Article extrait des Logiguides de GROUPE GCL, cabinet de conseil en logistique.

CGL

Dans un monde où la compétition dépasse les frontières internationales, chaque avantage généré par la chaîne logistique est crucial au succès d’une entreprise.

Plusieurs moyens sont bons pour y arriver et, parmi ceux-ci, on dénote une forte tendance mondiale vers l’approvisionnement auprès des pays à faible coûts (Low Cost Country Sourcing) ou, en d’autres mots, la recherche de sources d’approvisionnement abordables dans les pays émergents.


La Chine

Pour certaines entreprises, la solution de s’approvisionner en Chine représentait un coup de génie au début du 21e siècle. Le faible coût de la main-d’oeuvre et l’absence notable de contraintes syndicales permettaient de réduire les coûts d’approvisionnement et de production et de générer d’énormes économies. Toutefois, la hausse impressionnante des coûts de transport, la hausse des salaires et le recul du nombre d’heures travaillées par les chinois semblent avoir refroidi les ardeurs de cette tendance. En plus, face à l’appréciation de la monnaie chinoise et à la fin des subventions à l’exportation dans ce pays, il est devenu plus difficile de s’implanter et de rester aussi compétitif qu’espéré. Il est devenu particulièrement ardu de fonctionner en juste-à-temps étant donné la distance des sources d’approvisionnement et le nombre élevé de facteurs incontrôlables pouvant affecter les délais de livraison outre-mer.


La région méditerranéenne

Les régions de l’Est et du Sud de la méditerranée arrivent en deuxième position sur l’échelle mondiale en ce qui a trait à l’investissement et à la capacité d’attirer des capitaux. La Turquie, le Maroc, l’Égypte et l’Algérie sont parmi les pays à surveiller. Cette région est devenue intéressante aux yeux des investisseurs, car elle constitue un bassin de population où la main-d’oeuvre est abondante et où taux de chômage favorise une main-d’oeuvre à faible coût. Le revenu moyen du Maroc, 10 000 $ en moyenne, est un indice intéressant des possibilités qui s’offrent à des entreprises à la recherche d’économies d’échelle. Par contre, le bassin méditerranéen n’attire pas seulement à cause de sa main-d’oeuvre. La récente poussée des infrastructures portuaires de la région du détroit de Gibraltar permet maintenant aux entreprises desservant l’Europe et l’Afrique d’optimiser leurs opérations en s’installant à proximité des terminaux portuaires.



L’Europe de l’Est

Les infrastructures sont aussi en pleine croissance dans certains pays de l’Europe de l’Est comme la Roumanie, la Bulgarie et l’Ukraine. Ces trois pays jouissent d’un positionnement géographique leur permettant de gérer les opérations de transport et de distribution entre la Chine et l’Europe. Les loyers représentent en moyenne 20 % du coût dans les grandes régions européennes comme la France. Par ailleurs, plusieurs parcs logistiques sont situés en bordure des autoroutes et sont très attirants pour les entreprises étrangères.


Le Mexique

Les entreprises s’approvisionnant au Mexique vivent une situation semblable à celles qui s’approvisionnent en Chine. Bien que la main-d’oeuvre demeure plus abordable qu’en Amérique du Nord, les coûts totaux d’approvisionnement sont devenus semblables et même, dans certains cas, comparables à ceux du Canada. Pourtant, cela ne semble pas avoir gêné l’installation de grandes entreprises dans cette région afin de bénéficier d’économies substantielles. Entre autres, les ports du Mexique sont positionnés de manière très compétitifs en termes géographique et économique, et ce, afin de faire face à la concurrence mondiale. Toutefois, la récession américaine et la concurrence chinoise rend cette région plus fragile pour certaines industries oeuvrant, par exemple, dans la haute technologie. Par ailleurs, les délais aux postes douaniers sont deux fois plus élevés que les normes internationales, ce qui engendre des coûts de près de 5 milliards de dollars américains par année. D’un autre côté, l’industrie du transport se base sur un pourcentage accru de propriétaires indépendants de camions-remorques et ne génère pas une efficience comparable aux pays où cette industrie est gérée par de grande compagnies.


Le Brésil

Parmi les pays qui démontrent un potentiel intéressant, on dénote le Brésil. Ce pays offre un accès le long de ses côtes et permet d’exporter ses produits vers l’Union Européenne, importateur majeur des produits brésiliens. Son réseau de transport offrent des opportunités de transport intermodal intéressantes, soit par voie routière (47 %), maritime (28 %) ou ferroviaire (25 %). Cependant, il reste à ce pays à développer ses infrastructures afin d’arriver à soutenir le taux de croissance du pays à moyen terme.


L’Inde

Outre le domaine manufacturier, la logistique est aussi déportée en Inde où la prestation de services, le domaine des technologies et l’ingénierie représentent une valeur supérieure face aux autres pays. La main-d’oeuvre est abondante et abordable en plus d’être supportée par des institutions universitaires reconnues. Toutefois, l’avantage principal est directement lié à la préférence de la communauté d’affaires pour les systèmes et les procédés occidentaux.

En résumé, les opportunités de développement dans des pays émergents attirent de plus en plus certaines entreprises. Il faut être capable de bien analyser les coûts globaux et les gains potentiels à réaliser avant même de penser à suggérer une destination. Une fois toutes vos analyses faites, ne sous-estimez pas les coutumes et les pratiques locales qui pourraient facilement faire échouer un tel projet.



David Pelletier
Conseiller, Groupe GCL
www.gclgroup.com


Groupe GCL Europe, Conseil logistique

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