Deuxième
acteur majeur, les entreprises dites de
“l’ancienne économie”, comme La Baie ou
Rona, bénéficie d’une infrastructure et
de moyens importants. En effet, les développements
de leurs sites Internet de vente en B2C
s’appuient sur un maillage serré de leur
vaste réseau de distribution et des entrepôts.
L’expérience acquise au fil des décennies
en logistique constitue un atout supplément
a i re. Les seuls problèmes à résoudre restent
la mise en place du service Internet, les
livraisons à domicile et les retours de
marchandises.
À
la différence des entreprises de l’ancienne
économie, les nouvelles entreprises Internet,
de type Amazon.com, ebay.com ou etoys. com,
doivent se développer rapidement pour accompagner
la croissance d’Internet. Pour se faire,
elles ont besoin de gérer leur logistique
(entrepôts, stocks, livraison). Les besoins
en fonds sont donc colossaux. Elles espèrent
que la croissance du commerce B2C permettra
de rentabiliser rapidement leurs investissements
en locaux et en publicité.
Les
problèmes de logistique des entreprises
vendant en B2C apparaissent comme des opportunités
pour les prestataires logistique et les
entreprises de messagerie expresse. En effet,
les entreprises vendant en B2C doivent faire
livrer leurs produits au domicile du client
dans des délais très courts. Outre le problème
de présence du client, le dernier mille
d’une livraison se révèle être le plus coûteux
du fait de la logistique complexe à mettre
en place. Pour pouvoir répondre à cette
demande grandissante en logistique, les
entreprises spécialisées se rapprochent,
se développent et s’organisent. |
Pour
l’essentiel, le B2C sera un vecteur complémentaire,
à term e , du commerce dit traditionnel.
Cependant, sa pérennité dans l’avenir reste
imprécise et les entreprises de l’économie
traditionnelle se doivent d’être présentes
sur ce nouveau marché, afin de préserver
leurs parts de marché pré-existantes.
Les
entreprises spécialisées dans le domaine
de la logistique voient leur avenir avec
une certaine sérénité dû en partie au fort
essor du commerce électronique en B2C, mais
aussi et surtout en fonction des perspectives
du B2B.
Dans
le paysage économique, le B2B tient une
place plus importante que le B2C. En effet,
le B2B représente le commerce intere n t
reprises via Internet, commerce promis à
un bel avenir. Au même titre que dans le
cadre du B2C, la logistique devrait jouer
un rôle p r i m o rdial. Le B2B révolutionne
la logistique pour plusieurs raisons. La
rapidité d’Internet permet à une entreprise
de mieux gérer ses stocks, mais aussi de
passer des commandes à ses fournisseurs
et sous-traitants. En effet, le B2B rend
plus simple l’application de la méthode
du Juste à Temps, développée par des entreprises
japonaises. Certaines entreprises, notamment
d’automobiles, se sont regroupées et ont
mis uniformément en ligne leurs fournisseurs
et sous-traitants. Les sites mettent ainsi
à la disposition des entre p r i s e s adhérentes,
la possibilité de connaître, par exemple,
les stocks, les conditions de production,
de vente, de délai de livraison, de chaque
sous-traitant et fournisseur.
Cependant,
il reste à relever un point non sans importance,
la fiabilité du partage d’information. Toutes
les entreprises échangent de l’information
avec leurs fournisseurs. Par contre, jusqu’où
peut aller cet échange? Comment s’assurer
de l’intégrité des échanges d’information
et où est-ce que les entreprises doivent
tracer cette ligne invisible représentant
la limite de l’information qu’elles vont
pouvoir échanger avec d’autres intervenants
de la chaîne d’approvisionnement?
Les
entreprises préfèrent se focaliser sur leur
coeur de métier. La plupart des entreprises
ont donc un intérêt grandissant pour l’externalisation,
notamment de la logistique. Après avoir
goûté à ces solutions, dites miraculeuses,
certains analystes s’aperçoivent que n o
m b reuses sont les compagnies ayant repris
la distribution de leurs produits. Quelle
est la raison de cette remise en question?
Dans
un contexte de ralentissement de l’activité
et une diminution du chiffre d’affaires,
les entreprises désirent mieux contrôler
leurs coûts fixes. Ces derniers doivent
être suivis de près lorsque la conjoncture
économique est à la baisse. Les financiers
passent au crible fin toutes les dépenses
des entreprises et la logistique n’y échappe
souvent pas car elle représente un fort
pourcentage des coûts opérationnels. Cependant,
il ne faut pas y voir une généralité. Cette
tendance ne concernant que certains types.
Kamal
Chraibi,DUT.,BAA.
Directeur de projet, Groupe GCL
www.gclgroup.com
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