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Article proposé par : Logi-cité : Expériences et présence du futur en logistique

Dans un précédent post, j’avais avancé qu’il n’était pas forcément raisonnable de préparer avant la production les étiquettes de numéros de série.

Beaucoup de petites chaînes de production impriment à la volée une grande quantité de numéros de série à partir de logiciels type CodeSoft ou Bartender.

Pourtant cela peut amener de nombreux problèmes.

De quoi parlons-nous ?
Il existe plusieurs types de numéros de suivi que nous pouvons utiliser tout au long de la production et notamment :
• des codes internes à l’entreprise, qui permettent de suivre les lots de matières premières, les sous-ensembles, …
• des codes officiels, affichés sur le produit qui constituent son numéro de série, tel qu’il est vu par le client ou l’utilisateur.

Beaucoup d’entreprises ne font pas le distinguo et pensent trouver la solution en suivant leur production avec les numéros de série définitifs des produits, surtout quand ils s’agit de produits simples (peu de composants, peu d’étapes).

Elles impriment alors une pile de numéros de série, correspondant à une campagne de production, à une journée ou à une commande complète. Parfois elles les impriment même dès la réception de la commande !

Les logiciels d’impression d’étiquettes gèrent en effet eux-mêmes de mini bases de données, qui vous permettent de reprendre la numérotation là où vous l’aviez laissée lors de votre précédente campagne d’impression.



Conséquences ?

L’avantage principal est la simplification de la gestion des codifications. C’est plus rapide, et moins cher. Pourtant les inconvénients sont nombreux et je vais en donner quelques-uns. Si vous avez d’autres idées, n’hésitez pas à commenter.

Tout d’abord, imprimer les numéros de série à la réception de la commande va à l’encontre de la revue de contrat, qui doit d’abord avaliser la faisabilité de cette commande.

Ensuite l’ordonnancement peut modifier l’ordre de réalisation des fabrications, qui ne suit alors pas forcément l’ordre de réception des commandes clients. Les numéros de série, qui se suivent de manière incrémentale habituellement, ne sortiront alors pas dans l’ordre chronologique de la chaîne de production, ce qui ne facilitera pas le suivi ultérieur (expédition, colisage, retour produit,…).

Il peut arriver aussi des non-conformités sur la chaine de production, qui imposent le retrait (temporaire espérons-le) du produit à fin d’étude ou de modification. Si les étiquettes pré-imprimées suivent le produit dès le départ, on se retrouve alors en sortie de chaîne avec des trous dans la numérotation et vous pouvez être quasi certains qu’il y aura une erreur dans le bon de livraison ! Ou votre client sera agacé de ne pas avoir de numéros qui se suivent.

Enfin, ce dernier exemple peut paraître absurde mais il arrive plus souvent qu’on ne le voudrait : si l’opérateur abîme l’étiquette (salissure, déchirure) ou la pose de travers, il faut en sortir une copie ou utiliser la suivante. Si vous utilisez la suivante, vous vous retrouver avec les mêmes manques dans la numérotation qu’évoqués plus haut. Et si vous allez demander une copie, vous sortez complètement d’un process standard avec tous les risques habituels : perte de temps, risque de doublon en cas de mauvaise copie ou de non destruction définitive de l’étiquette défectueuse.

Dans ce dernier exemple je ne parle évidemment pas de systèmes de dépose automatique des étiquettes, puisque nous ne sommes certainement plus alors dans une entreprise qui les imprimerait à l’avance.


Alternative

Evidemment on voudrait pouvoir utiliser une codification interne pendant la fabrication, puis faire un lien avec le numéro de série porté par le produit.

La chaîne de production imprimerait à bon escient les codes qui lui sont nécessaires et imprimerait uniquement à la fin (produit conforme) le numéro de série à apposer.

La production (codification et impression) et le suivi de codes internes est parfois compliquée quand l’entreprise ne dispose pas d’un système d’information adéquat. Ces systèmes sont des logiciels type MES (Manufacturing Execution Systems), associés à des équipements de chaîne plus ou moins importants (imprimante, lecteurs,…). Ils représentent des investissements financiers parfois importants.

Des développements internes, basés sur des bases de données peuvent fonctionner dans des structures de taille moyenne (PME). Ils nécessitent aussi des imprimantes et des lecteurs aux points stratégiques de la chaîne de production mais quelques compétences informatiques suffisent pour répondre à beaucoup de besoins.

Ainsi, une base de données Access, couplée à des lecteurs code barre de base et à un logiciel d’impression d’étiquettes type Bartender (via une interface ActiveX en VBA, ou un système de surveillance type Commander) peut suffire. Je publierai un descriptif plus détaillé prochainement.

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