Extraits issus de la publication Le FRET n°8

Au sommaire notamment ce mois-ci:
- Transport routier et RSE 
- "Information CO2" : du CO2 aux GES
- Investissements d'Avenir : 4 nouveaux appels à projets transport
- Conférence nationale logistique : vers une stratégie France Logistique 2025

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Transport routier et RSE

Sommaire de Le Fret n°8

L’Observatoire du Véhicule Industriel (OVI) a publié son enquête réalisée auprès d’utilisateurs de véhicules industriels, avec un focus sur les initiatives mises en place en matière Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE).

L'objectif de l'enquête était de savoir si les acheteurs et utilisateurs de camions s’engageaient dans une démarche environnementale sous la contrainte, ou par intérêt ou par opportunité. 

L'OVI a donc essayé de comprendre quels étaient les leviers et les freins, qui interviennent dans la gestion opérationnelle des problématiques RSE. Ont ainsi été passés en revue les choix techniques et technologiques, le rôle des normes et réglementations, les formations, les notions de coût et retour sur investissement…

D'après l’enquête, réalisée auprès de 431 responsables de "haut niveau" (dirigeants, DAF, gestionnaires de flottes, directeurs des achats...), les entreprises interrogées sont largement concernées avec un taux de 78% atteint pour au moins une contrainte.

Le secteur du TRM est particulièrement impacté sous la pression des chargeurs (62%), dont évidemment le secteur de la grande distribution. L’ensemble des questions soulevées confirme une attente importante en matière d’optimisation des flux.

Les contraintes identifiées par les acteurs interrogés concernent les contraintes d'exploitation imposées par les chargeurs (62%), les normes anti-bruit (38%), les demandes relatives aux émissions de gaz à effet de serre (36%) et les contraintes liées à la distribution urbaine (31%).

L’adaptation des parcs à une donne plus verte, passe par des efforts d’investissements et d’organisations majeurs. La nécessité de revoir l’organisation du parc et des flux est également soulignée, surtout en matière de distribution urbaine avec la gestion du dernier kilomètre qui fait déjà l’objet de nombreuses initiatives.

L’implication en matière de démarche RSE et d’empreinte environnementale au sein même des entreprises est l'une des tendances fortes qui ressorte de l’enquête. 85% des entreprises considèrent ce sujet comme très ou assez important, qu’il s’agisse de la réponse à une contrainte aussi bien qu’à une initiative.

72% des acteurs interrogés ont déjà mis en œuvre ou sont en cours de développement d'actions en faveur du développement durable.

Côté véhicules, pour l'OVI, la proportion de dirigeants prêts à investir au moins en temps sur les véhicules "propres" est également un vrai progrès à un stade où l’offre de véhicule n’est enfin visible que sur la part GNV. D'après le rapport, un quart des utilisateurs est directement motivé pour une approche sur les véhicules "propres" "ce qui est remarquable vu la faible antériorité des initiatives et des moyens déployés sur ce sujet".

Cependant, 74% des interrogés n'envisagent pas, pour l'instant, de s'équiper en véhicules propres.

L'enquête révèle que les freins majeurs identifiés par les utilisateurs potentiels de véhicules dits "propres" tiennent en premier lieu à l’autonomie des véhicules (53%) avec en corollaire, l’insuffisance des infrastructures en terme de stations GNV et / ou les bornes de recharges électriques, pour les VUL. Vient ensuite la question du prix des véhicules (45%) dont le surcoût à l’achat nécessite de valider un modèle économique à moyen terme impliquant chargeurs, transporteurs et fournisseurs d’énergie.

L’absence partielle d’offre est également soulevée même si aujourd’hui l’offre de véhicules au GNV existe de façon opérationnelle visible pour 2 constructeurs et, dans une moindre mesure, pour la majeure partie des constructeurs.

Les motivations pour l'achat de véhicules propres sont, en premier lieu, les économies de carburant (60%) et la volonté de participer à un geste citoyen (64%) et en second lieu, les économies d'entretien (31%) et la réponse aux exigences des clients (29%).

Le marché du véhicule industriel - Observatoire du véhicules industriel - Juin 2015

"Information CO2" : du CO2 aux GES

L'information CO2, due par les transporteurs aux chargeurs, est modifiée pour intégrer l'ensemble des gaz à effet de serre et non plus uniquement le CO2 et pour exclure (momentanément) les émissions sur les territoires étrangers.

Suite à l’article 228 de la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement, toute personne bénéficiant d’une prestation de transport doit, depuis le 1er octobre 2013, être informée de la quantité de dioxyde de carbone (CO2) émise par le ou les modes de transport utilisés.

Sont donc concernées par cette obligation les entreprises de transport et commissionnaire qui organisent ou commercialisent une prestation de transport ayant son point d'origine ou de destination situé sur le territoire national.

La loi sur la transition énergétique (voir page 4) modifie l’article L. 1431-3 du code des transports pour intégrer l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre dans les calculs et non plus uniquement le CO2, se rapprochant ainsi des normes européennes.

Par ailleurs, pour les prestations de transport dont l’origine ou la destination se situe en dehors du territoire national, les conditions dans lesquelles l’obligation est rendue applicable seront précisées une fois que les dispositions le permettant auront été adoptées dans le cadre des organisations européennes et internationales compétentes.

Loi n°2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte (JO du 18 août 2015)

Investissements d'Avenir : 4 nouveaux appels à projets transport

Le gouvernement a lancé 4 appels à projets dans le cadre du Programme des Investissements d’Avenir. Ils ont pour objectif d’accélérer le développement de technologies et d’usages de mobilité terrestre innovants plus efficaces et moins consommateurs en énergies fossiles.

Logistique et intermodalité. Cet appel à projet vise les projets développant des technologies, des services et des solutions industrielles dans le domaine de la logistique et du transport de marchandises permettant d’optimiser les flux au niveau des "nœuds" logistiques (ports, gares, aéroports, plateformes logistiques), ainsi que de favoriser l’intermodalité et le report modal. Les projets attendus pourront porter notamment sur :

  • l’amélioration, l’optimisation et l’automatisation de la manutention et des
  • transferts de marchandises entre les différents modes 
  • l’identification et la traçabilité des marchandises
  • le développement de conteneurs ou de contenants de marchandises standardisés, modulaires, recyclables, sécurisés, traçables et exploitables sur tous les modes 
  • les systèmes d’informations et les systèmes d’aides à la gestion et à l’exploitation optimisée des flux
  • l’efficacité des plateformes logistiques 
  • l’alimentation en énergie électrique ou gaz pour les moyens de transport routier ou encore électrique dans les ports à quai permettant aux navires d’arrêter leurs moteurs 
  • l’amélioration des conditions de stockage, et notamment l’automatisation de la gestion des stocks, les dispositifs de consigne automatique, les mutualisations en vue en particulier d’optimiser les taux de remplissage et de limiter les retours à vide des moyens de transport.

Le véhicule dans son environnement. Sont attendus les projets développant des technologies, des services et des solutions industrielles en matière de gestion des déplacements routiers et notamment concernant la mise en place de systèmes de gestion avancés des véhicules et du trafic routier prenant en compte la nature et l’état du véhicule en lien avec son environnement.

Route du futur. Les projets devront développer des technologies, des procédés, des services et des solutions industrielles en matière d’infrastructures routières. Les projets attendus peuvent porter sur des solutions permettant la réduction de l’empreinte écologique liée à la construction et à l’entretien des infrastructures, la production, le stockage et l’approvisionnement en énergie, l’amélioration des méthodes de conception et de construction des infrastructures et peuvent prendre en compte l’utilisation des NTIC.

Transports ferroviaires. Cet appel vise les projets développant des technologies, des services et des solutions industrielles en matière de systèmes et matériels de transports ferroviaires, guidés au sol, à l’usage des personnes et des marchandises.

Les 3 premiers appels à projets se clôturent le 1er octobre 2016, le 4ème le 31 mai 2016.

Ademe : www.ademe.fr

Conférence nationale logistique : vers une stratégie France Logistique 2025

La conférence nationale sur la logistique a identifié les leviers sur lesquels les pouvoirs publics pouvaient agir pour améliorer la performance des entreprises et des territoires.

La Conférence s'est tenue conformément à la loi n°2013-431 du 28 mai 2013 portant diverses dispositions en matière d’infrastructures et de services de transport.

En clôturant la Conférence, le secrétaire d'Etat aux transports a brossé les contours de la future politique logistique nationale. Il s'est ainsi engagé à présenter, "d’ici à la fin de l’année", "une stratégie nationale" baptisée "France Logistique 2025".

Parmi les engagements, un nouvel appel à projet "Logistique et Intermodalité" a été décidé (voir page 7). Il vise "à financer des projets de recherche consacrés à l’amélioration de l’efficacité de la filière".

Un second volet de la stratégie concernera "l’harmonisation et la simplification de la réglementation" qui, pour la plupart des intervenants à la conférence, est un passage obligé. Aussi dans le cadre du chantier public de simplification en cours, "un programme sera dédié aux enjeux logistiques".

Enfin, un "référentiel simplifié de Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) pour l’ensemble de ses acteurs" sera mis à l’étude.


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