Les Dossiers Thématiques > Entrepôt > Optimisation d'entrepôt > Interview de Jean-David ATTAL CEO de Viastore Systems.

Optimisation d'entrepôt : outils et bonnes pratiques - FAQ Logistique

  INTERVIEW

‘‘Dans l’entrepôt, les « économies de bouts de chandelle » peuvent se révéler très couteuses au final’’ J-D ATTAL, Viastore Systems

Jean-David ATTAL CEO de Viastore Systems

Interview de Jean-David ATTAL CEO de Viastore Systems.
Réalisée le 11/10/2013 par Frédéric LEGRAS, Directeur du Portail FAQ Logistique dans le cadre du dossier thématique « Optimisation d’entrepôt : outils et bonnes pratiques ».



Quels sont les facteurs clés de succès pour qu’une automatisation de préparation de commandes de détail soit un succès ? Comment le projet doit-il être mené ?

En premier lieu, il convient de s’assurer de la fiabilité du partenaire. L’automatisation de la logistique est entrée dans les mœurs. Cependant, ici comme ailleurs, des précautions d’usage s’imposent dans le choix du fournisseur, telles que :

  • Choisir un partenaire qui a déjà une expérience dans votre métier
  • Visiter des références (en particulier au moment ou peu après un démarrage de site)
  • S’assurer que votre futur partenaires a des méthodologies écrites, un système qualité audité (et auditable par vous) et éventuellement certifié.
  • Ne pas faire de fausses économies – l’économie faite en achetant ‘low cost’ se paie très cher.

La deuxième chose que je recommanderais aux logisticiens, c’est de ne pas négliger le critère de souplesse de l’outil retenu. Celui-ci doit être en mesure d’accompagner le développement futur de l’activité de l’entreprise. En effet, l’activité finalement démarrée ne correspondra jamais complètement à celle initialement imaginée. Et donc au-delà de la meilleure réponse faite à partir de vos données actuelles, testez la tolérance de l’offre aux principales évolutions possibles de votre activité ( nouvelles gammes de produits ? plus de lignes par commande ? plus ou moins de quantités par lignes ? …)

  Autres contributions

Chantal LEDOUX, BOA Concept
‘‘ La qualité du service délivré aux clients dépend avant tout de l’implication des équipes ’’

Yannick BUISSON, FM Logistic France
‘‘ L’externalisation des activités logistiques constitue avant tout un projet de coopération ’’

Christian MORIN, MORIN LOGISTIC
‘‘ Une externalisation des opérations d’entreposage doit prendre en compte les impacts de la localisation des entrepôts sur le volet transport ’’

Gilles SAUBIER, STEF
‘‘ STEF a adopté une démarche très volontaire par rapport aux économies d’énergie ’’

Bertrand JAUFFRET, Cleversys
‘‘ Un bon outil informatique dans un entrepôt mal optimisé ne donnera pas de résultats satisfaisants ’’

Loïc LE CHARTIER, Hardis
‘‘ Il faut s’assurer que le WMS retenu sera suffisamment évolutif pour répondre correctement aux besoins futurs de l’entrepôt ’’

Le troisième élément, une fois que le bon partenaire est retenu et qu’on a suffisamment de souplesse dans la conception de la solution, concerne la gestion du projet du côté de la société cliente elle-même.

La société doit « vendre » le projet aux équipes et préparer les compétences nécessaires suffisamment à l’avance. C'est-à-dire celles qui ne disposent pas des bons outils et des bonnes pratiques. Les notions d’encadrement, de bonne préparation et d’adhésion des équipes constituent des pré-requis à la réussite de tels projets. Un de mes clients résumait ainsi les deux principaux facteurs de succès d’un projet logistique :

  • Motivation, motivation, motivation
  • Détail, détail, détail

Ainsi, l’une des toutes meilleures expériences d’automatisation que j’ai connue concerne un grand client anglais qui nous a annoncé désirer effectuer les tests de démarrage de manière indépendante et garder une autonomie sur la mise en place de l’outil pendant trois mois. A la fin de cette période, nous devions naturellement assurer la réception de l’installation. L’entreprise et ses équipes se sont ainsi appropriées l’outil pendant ces trois mois.

Cela a été un tel succès que nous n’avons pas entendu parler de dysfonctionnements ou de problèmes de maintenance pour ce compte pendant des années. Cela avait été rendu possible grâce à une adhésion complète des équipes.

Il est vrai que trois mois dans la vie d’un site représentent un temps et un coût élevés. Néanmoins ce processus a été, au bout du compte, une économie pour ce client.


Quels sont selon vous les critères volumétriques qui peuvent justifier le choix du passage à l’automatisation ?

Pour la préparation de commandes de détail, un minimum de 3.000 lignes de commandes par jour me semble nécessaire pour générer suffisamment de gains.

Pour l’automatisation du stockage (qui est principalement un investissement de capacité), à l’inverse la principale justification de l’investissement est le gain de place (ainsi que le coût du bâtiment dans le cas d’un palettier autoporteur), tant dans des sites importants que pour des installations modestes.

Je pourrais par exemple évoquer un package développé par viastore pour stocker et servir des pièces de rechange ou des outillages, tant dans une usine que dans un centre logistique modeste, et qui s’installe sur 100 à 500 m2.



Vous proposez le WMS viad@t. Quelles en sont les particularités ?

Tout d’abord, viad@t est un progiciel, développé et maintenu par une Direction dédiée de l’Edition, et séparée de l’unité chargé du Conseil et du déploiement des projets WMS.

Présent sur 500 sites opérationnels, viad@t a, en particulier, un code indépendant du système d’exploitation et de la base de données de chaque site. Sortir la communication avec l’OS et la base de données dans une couche séparée, lui donne une stabilité et une fiabilité exemplaires.

Pour permettre une mise en œuvre rapide et utilisant le moins possible de développements spécifiques pour chaque projet, viad@t a été ‘préconfiguré’ dans quatre ‘packages’ standard avec des contours fonctionnels très différents :

Vous avez ainsi :

  • viad@tRFM (Radio Frequency Managed) pour la gestion des entrepôts manuels sous radio-fréquence ;
  • viad@tOne pour la gestion d’un entrepôt automatisé simple ;
  • viad@tCLM (Container Location Management) pour piloter un magasin automatisé sous une WMS existante
  • viad@tWMS qui contient toutes les fonctionnalités et peut donc gérer l’ensemble de l’entrepôt qu’il soit manuel ou automatisé.

Viastore utilise un certain nombre d’algorithmes d’optimisation des performances. Nous respectons en particulier les critères requis par le FEM. Par l’utilisation de certaines règles d’optimisation des choix des emplacements de stockage, notre solution permet d’augmenter les performances de 20 %.


Votre WMS est-il spécialisé dans la gestion des entrepôts automatisés?

Même si Viastore évolue dans le domaine de l’automatisation, notre WMS peut aussi bien être utilisé dans les entrepôts manuels que dans les entrepôts automatisés. C’est d’ailleurs notre première étape de développement dans les BRIC (nos filiales Chine, Brésil, Russie)

Il s’agit avant tout d’un progiciel de gestion des stocks et des flux de l’entrepôt : il traite donc des commandes les amène jusqu’aux zones d’expédition, gère les stocks, les inventaires, les entrées et les sorties.

Il comprend également un module de visualisation standardisée de l’entrepôt, gère la traçabilité, la gestion des lots et des numéros de série, etc.

Il n’est donc pas forcément interfacé avec un système automatisé – et il est économiquement particulièrement performant pour piloter un entrepôt manuel de taille modeste ou moyenne.

Cependant le cas inverse existe également. Il est ainsi fréquent que nous mettions en place viad@t en même temps qu’un stock automatisé dans un entrepôt qui dispose déjà de son WMS.

Pour obtenir la meilleure performance de l’entrepôt, on pourra donc utiliser en complément du WMS existant un « petit viad@t» qui gérera les emplacements à l’intérieur du magasin et qui sera donc interfacé au WMS existant.


Bio Express

Issu du Corps des mines, M ATTAL a commencé sa carrière chez SANOFI, groupe dans lequel il a exercé pendant 8 ans des responsabilités opérationnelles en rapport avec la production, la logistique et la gestion de grands projets.

Il a également travaillé 16 ans chez SAVOYE avec des responsabilités qui couvraient : le développement international, la stratégie, la conception de nouvelles technologies et l’ingénierie.

M ATTAL a intégré VIASTORE SYSTEMS il y a un an en tant que Directeur Général France.

Site internet de Viastore Systems : http://www.viastore.fr/


Contactez notre équipe