Actualité > Diagma fait la promotion de la GMA


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Présent depuis 5 ans au sein du cabinet Diagma, Jean-Luc Fonteneau nous confirme que la GPA, en France, est née pour la France à Orléans. Aujourd'hui, avec Pierre Fournet, il prône les atouts de la GMA pour toutes les entreprises, petites ou grandes. Il faut convenir que la pression de la grande distribution, la pression des coûts de transport qui risquent d'augmenter et la pression environnementale conduisent inéluctablement à la mutualisation.

Jean-Luc Fonteneau est l'une des figures historiques de la GPA. Aujourd'hui associé au sein du cabinet Diagma, cet ingénieur agronome a travaillé d'abord chez Fleury-Michon (1973-1986), puis chez Mars (1986-2002) où il a exercé deux métiers : d'abord celui d'acheteur, avant de participer à la création de la fonction de Supply Chain Manager chez Mars. À l'époque, Bruno Bourgeon était à la finance chez Mars, tandis que Benoît Thiebaud intervenait au sein de Groupéco, le logisticien du groupe Mars.

« En 1989, nos discussions avec Maël Barraud (Promodès) nous ont conduits à "inventer" le VMI (Vendor Managed Inventory), un nouveau système d'approvisionnement connu en France sous le nom de GPA (Gestion Partagée des Approvisionnements) », se remémore Jean-Luc Fonteneau : « la mise en place d'un pilote fut décidée, tandis qu'un outil informatique (OCS) était bâti par la société Centre Télématique Services... Le sujet a fait l'objet d'une présentation à Vienne, au congrès du CIES (Comité International d'Entreprises à Succursales)... Six années après, quelque 50% des ventes en France se faisaient ainsi, notamment avec Carrefour ». Les autres distributeurs français étaient plus réservés (voire même opposés), notamment du fait des promotions que la GPA ne pouvait guère prendre en charge. « Certains d'entre eux établissaient des stocks spéculatifs qui ne rentraient pas dans le processus », note Jean-Luc Fonteneau : « ils croyaient davantage à la puissance de l'achat, qu'à l'amélioration du processus logistique ». S'il s'avérait d'autre part que la France avait une avance certaine, des opérations similaires étaient lancées en Hollande, en Allemagne, en Europe du sud. D'autres industriels tels que Procter & Gamble ont très largement participé au développement de ce concept.

De la GPA de la fin des années quatre-vingt à la GPA mutualisée (GPAM), il a fallu attendre une dizaine d'années avec les premières opérations menées en interne mixant dans le même camion les différentes familles de produit des industriels. Plus tard, au-delà des années 2000, la GPAM a été lancée avec le concours de plusieurs industriels de groupes différents, ce qui a conduit à la création (ou au développement) d'entreprises ou d'entités spécialisées (ILS, IPS Europe, FM Logistic) pour gérer l'approvisionnement en jouant le rôle de tiers de confiance.

> 2010, année du GMA Speed Dating

Aujourd'hui, la GMA a atteint une phase de maturité opérationnelle. Le nombre d'industriels intéressés est de plus en plus important mais ils ont du mal à former entre eux des pôles de mutualisation. D'où l'intérêt de l'opération de "Speed Dating" consacré à la GMA lancée conjointement le 28 janvier 2010 par Diagma, société de conseils, services et logiciels en Supply Chain et IPS Europe (le prestataire 4PL). Selon Pierre Fournet, directeur associé chez Diagma, qui en a été le promoteur, « cet événement a réuni une soixantaine d'industriels. En aval, nous avons lancé le site Internet communautaire http://gma.diagma.com, réservé exclusivement aux entreprises industrielles et à celles de distribution désireuses de trouver des partenaires en quête de projets de mutualisation ». La confidentialité est de mise, bien entendu, de façon à créer les conditions propices aux rencontres utiles et fructueuses entre entreprises.

« Cette communauté GMA fonctionne comme un réseau social web 2.0, à l'instar de Linkedin, Viadeo ou Facebook », explicite Pierre Fournet : « nous avons déployé une interface simple et intuitive qui permet à l'utilisateur de renseigner très facilement son profil, ses besoins, ses contraintes... Une fois le compte validé par l'administrateur GMA, le site lui perœsuite de sélectionner le type d'informations qu'il souhaite voir publier en ligne et envoyer ou recevoir des mails de son réseau de contacts, enfin d'échanger effectivement des informations avec les contacts qu'il sélectionne ».

Le site est entièrement gratuit. Une fois la mise en relation effective entre partenaires, les membres du site pourront s'appuyer, s'ils le souhaitent, sur Diagma et sur IPS Europe, tous deux experts en organisation et pilotage de flux, pour mettre en place de manière opérationnelle leur projet de GMA.

Pour Pierre Fournet, la GMA peut être mise en oeuvre sous différentes formes avec pour objectifs d'augmenter les fréquences de livraison, de baisser le niveau des stocks et d'améliorer la qualité de service :

1) La GMA sous forme de GPA mutualisée (GPAM) : ici, plusieurs industriels pratiquant la GPA (gestion partagée des approvisionnements) avec le même distributeur, regroupent leurs marchandises dans le même camion complet. Des logiciels spécialisés (EWR ou OCS) gérés par un 3PL ou 4PL assurent la gestion et l'optimisation des flux.
La GPA mutualisée permet une excellente optimisation du remplissage des camions car on peut ajuster les quantités des ordres GPA de chaque fournisseur.

2) La GMA sous forme de GPA concertée. Les industriels du pôle pratiquent la GPA avec leurs clients distributeurs. L'objectif est de satisfaire la totalité des ordres GPA calculés. Cela permet d'utiliser le même camion pour plusieurs fournisseurs. L'optimisation du remplissage des camions est beaucoup plus faible qu'en GPAM car on ne peut pas ajuster les quantités des ordres GPA.
Jean-Luc Fonteneau estime qu'on « devrait pouvoir mutualiser sans pratiquer la GPA ». D'où les autres modes de mutualisation.

3) La GMA sous forme de GMA par opportunité : c'est le même principe que la GPA concertée sauf que les industriels ne sont pas en mode GPA. L'objectif est de regrouper des commandes de plusieurs fournisseurs dans le même camion.

4) La GMA sous forme de GMA mixte, associant des industriels approvisionnant leur client en GPA et d'autres industriels recevant une commande classique de la part du client distributeur. Concrètement, on commence par charger les commandes classiques, et l'on complète le camion par des palettes en GPA.

L'industriel trouve dans ces solutions de mutualisation le moyen de satisfaire ses clients distributeurs tout en augmentant sa fréquence de livraison. « Les gains sont multiples », insiste Pierre Fournet : « en moyenne -20% sur les stocks distributeurs tout en augmentant le taux de service. La réduction du nombre de livraisons peut aller jusqu'à 50% et contribue ainsi à des réductions importantes des émissions de CO2. ».

L'impulsion des distributeurs, et notamment Carrefour, à être livrés de plus en plus fréquemment pousse les fournisseurs à mutualiser. Plusieurs options leur sont possibles : intégrer un CCC (Centre de Consolidation et de Collaboration), créer un pôle GMA...

À travers leurs initiatives de Speed Dating et du site internet Communauté GMA, Diagma et son partenaire IPS Europe, espère faciliter ainsi la constitution de pôles de mutualisation.

Les entreprises moyennes (de 50 000 à 150 000 palettes/an) peuvent ainsi échanger entre elles et s'appuyer sur des conseils et services pour les aider dans leur démarche.

Jean-Claude Festinger
www.aslog.org



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