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Supply Chain Event 2012

Mercredi 21 octobre 2012
Supply Chain Event 2012

Trois sujets de fond approfondis par Laurent de Bourmont, directeur associé du cabinet Argon Consulting : l'intégration verticale, la planification marchandise et le développement de circuits courts.

Le secteur textile s'est profondément transformé ces dernières années, tant sur l'axe de l'offre (accélération des collections et des rythmes commerciaux) que sur celui des canaux de distribution (essor du multicanal et du cross-canal, internationalisation). Les acteurs qui rencontrent le plus de succès ont mis en place des modèles en rupture : une offre constamment renouvelée, un sourcing dynamique, une plus forte intégration verticale avec les fournisseurs lointains, un merchandising très pensé et structuré, une stratégie cross-canal cohérente. Des méthodes et process qui sont autant de gageures dans un secteur où une grande part des produits est renouvelée, chaque saison.

L'intégration verticale garante de l'agilité de la Supply Chain

« Mondialisation oblige, les marques ont déplacé leur production dans des pays low cost avec le corollaire suivant : le développement de relations clients-fournisseurs rigides et axées sur le long terme. Or ces deux derniers termes sont antinomiques de la flexibilité. Pour retrouver l'agilité de la Supply Chain, les clients vont devoir modifier leur relation avec leurs fournisseurs et adopter le collaborative planning. Cela oblige les marques à reprendre la main sur la maîtrise de la gestion des capacités et des matières, savoir-faire délaissé puisque délégué aux fournisseurs. Concrètement, les entreprises vont devoir transmettre aux usines lointaines les informations sur la réservation des capacités et des matières. En donnant une vision plus globale à leurs fournisseurs, les marques pourront ainsi décaler au plus tard le passage aux commandes fermes, et les passer, cette fois-ci, au plus près des ventes en magasin. C'est cette intégration de process que je nomme intégration verticale », explique Laurent de Bourmont, directeur associé du cabinet Argon Consulting

Ces process ont déjà été éprouvés par de grands groupes tels que Zara, Gap ou H&M. Ils sont à l'étude ou en court de mise en œuvre chez tous les acteurs de taille intermédiaire. Le groupe Damart viendra illustrer cette théorie lors de la conférence du 22 novembre 2012 : « Les meilleurs pratiques pour faire face à un environnement incertain ».

L'évolution technique au service de la planification marchandise

Le commerce du textile est une activité très risquée, en termes de stock, les collections devant être conçues et achetées 6 mois voire 1 an avant leur mise en place sur les marchés.

« Cet exercice complexe requiert des techniques et des méthodes pour planifier la collection, construire les budgets, optimiser les assortiments, estimer les ventes et les achats de produits finis et de matière, suivre l'en-cours de saison, détecter les produits qui performent dès le début de la saison, etc. Heureusement, les systèmes de simulation ont beaucoup évolué. Aujourd'hui, les multi-cubes OLAP ont rendu possible l'arrivée de progiciels permettant le croisement de tous les axes d'analyse (gamme de prix, type de produits, durée de vie, ...), sur des volumes de données très importants ».

Le circuit court pour tous

Alors que les acteurs de la mode Femme sont déjà aguerris aux circuits courts, ceux spécialisés en mode Homme et Enfant vont devoir y travailler pour rendre leur Supply Chain flexible.

« Le circuit court, qui est une pratique courante de la mode Femme, devient un enjeu pour les acteurs de la mode Homme et Enfant : il offre une réactivité élevé pour réassortir ou introduire de nouveaux produits en cours de saison, et son handicap de coût avec le sourcing lointain se réduit au fur et à mesure que les salaires chinois et bangladeshi augmentent. Pour autant, développer le circuit court constitue un changement important dans les pratiques : capacité à détecter les produits « best » au plus tôt, critères de sourcing différents, gestion matière spécifique, pilotage opérationnel du fournisseur...et mesure de la marge nette comme indicateur de performance. Cela entraîne bien des évolutions dans les process et les organisations, qu'il faut savoir anticiper», conclut Laurent de Bourmont.

Laurent de Bourmont, directeur associé du cabinet Argon Consulting



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